L’île de Madagascar sombre de plus en plus dans une misère extrême. Celle-ci touche principalement les femmes, très peu armées pour s’en sortir, et leurs enfants.
L’association Miara a été fondée par une équipe de bénévoles particulièrement motivée, menée par une présidente entreprenante qui consacre beaucoup de temps sur place. Elle a pour but de venir en aide à ces femmes en leur offrant une formation professionnelle, de couture pour commencer car elle a de bons débouchés potentiels.
Pour cela un atelier est en cours de construction (les travaux avancent bien) et la sélection des jeunes femmes candidates a commencé. Dans un premier temps, 6 d’entre elles seront choisies, plus 6 autres pour une formation plus légère.
Ce programme dynamique et surtout très concret par rapport aux besoins immédiats mérite d’être soutenu.
Dans le cadre de sa formation en médecine générale, Onja a eu l’opportunité de suivre les cours de français proposés par l’association Miara. Aujourd’hui, elle accompagne ses patients avec professionnalisme, écoute et bienveillance. Passionnée par la santé publique, elle a à cœur de contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être de chacun de ses patients.
Les études de médecine ont été exigeantes et rigoureuses. Le passage en deuxième année s’est fait par concours. De la deuxième à la sixième année, j’ai concilié les stages hospitaliers le matin, les cours l’après-midi et les gardes de nuit selon le planning. En septième et huitième année, j’ai effectué mon internat en assurant la prise en charge des patients dans les hôpitaux et les centres de santé. J’ai ensuite préparé et rédigé ma thèse tout en passant plusieurs examens. Après avoir validé l’ensemble des stages et des évaluations, j’ai soutenu avec succès ma thèse de doctorat en médecine. En attendant ma soutenance, j’ai également suivi des cours de français au sein de l’association MIARA, ce qui m’a permis de renforcer mes compétences en communication.
Aujourd’hui nous souhaitons vous parler de l’une de nos élèves du cours de français qui nous touche dans les profondeurs de nos cœurs. Il s’agit d’Aimée.
Aimée est une jeune femme de 32 ans, maman de deux enfants dont un à malheureusement déjà rejoint les étoiles. Elle vit dans un village proche de Fianarantsoa. Comme beaucoup, c’est une femme qui vit dans la pauvreté et dans la misère et ce même si son mari travaille. Elle par contre, n’a justement pas de travail, mais est très motivée à en trouver un. Pour ce faire, Aimée marche plus de 7h par jour pour venir suivre les cours de français de l’Association Miara. Elle est d’une grande résilience et cela force notre respect. En Suisse, nous prenons parfois notre voiture pour aller jusqu’au supermarché du coin qui est à 10 minutes, car cela nous parait loin… Tout est relatif bien sûr, mais il est aussi important de se questionner sur nos méthodes « européennes », et ce projet nous le rappel chaque jour.
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